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Visite
à Breendonk en 6A
Ce 11 mars 2005, les élèves
de 6ème A histoire deux heures sont partis pour Breendonk,
accompagnés de Mme Dewulf (professeur d’histoire)
et de Mme Deschepper (professeur d’ETT).
Un peu d’histoire …
Breendonk est un fort, situé à mi-chemin entre Bruxelles
et Anvers. Au départ, il servait à la protection
de la ville d’Anvers mais durant la Seconde Guerre mondiale,
les Allemands s’en servirent comme camp d’accueil
puis comme camp de concentration (ne pas confondre avec les camps
d’extermination situés en Pologne).
La visite …
C’est accompagné d’un guide que nous avons
entamé la visite de ce lieu sinistre sous un vent glacial.
Les premiers mots du guide furent assez troublants : « Ce
que vous allez voir ici ne va pas vous faire rigoler. Ne vous
attendez pas à des choses marrantes » (je ne sais
plus si c’est exactement ces propos, mais l’idée
y est).
A peine entrés dans le fort, nous sentions déjà
l’aspect lugubre de l’endroit. Il y avait de longs
couloirs avec un faible éclairage. Les courants d’air
étaient omniprésents et la température ne
devait pas dépasser les 6°C. Nos pieds furent complètement
gelés après deux heures de visite. D’un côté
du couloir, se trouvaient des pièces aménagées.
A l’intérieur de celles-ci, il y avait soit des lits
(les prisonniers dormaient à plus de 40 dans la même
chambre), soit des cellules d’isolement (pour les femmes
et les moins « chanceux »).
Les conditions de vie dans le fort étaient déplorables
: la quantité de nourriture donnée aux prisonniers
était insuffisante, les conditions d’hygiène
étaient désastreuses ( il n’y avait que 3
toilettes pour 300 personnes et chaque prisonnier ne pouvait y
passer qu’une minute par jour ! ) et l’humidité
était présente partout. Là-bas, on ne prenait
qu’une douche par semaine dans le meilleur des cas (bien
souvent, c’était une douche par mois) et il n’y
avait qu’une serviette pour 10 personnes, serviette que
l’on ne changeait qu’une fois par semaine. La douche
n’était guère une partie de plaisir, car les
Allemands s’amusaient à mettre une minute d’eau
bouillante puis une minute d’eau glaciale et ainsi de suite.
Voici un supplice parmi les dizaines d’autres imaginés
et pratiqués par les Allemands à Breendonk.
Bien entendu, les Allemands faisaient travailler les prisonniers.
Leur tâche consistait à déterrer le fort.
Celui-ci avait été enterré afin de le mettre
hors de vue de l’ennemi lorsqu’il servait encore à
la protection d’Anvers. Ce travail était titanesque
: des milliers de tonnes de terre furent déplacées.
Peu importe la saison, les prisonniers travaillaient en chemise
et nombre d’entre eux y ont laissé la vie.
Après deux heures, notre visite s’achève.
Nous sommes ressortis de ce fort complètement chamboulés
par ce que nous venions de voir… Nous n’imaginions
pas que cela ait existé en Belgique. Soyons prudents car
cela pourrait un jour ou l’autre encore se reproduire…
Barbara De Maeyer, 6e A
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