Marie a 12 ans et est élève dans le cycle inférieur
au Collège.
Pendant que ses copains et copines
de classe suivent le cours d’éducation physique,
elle va chez une kinésithérapeute où elle
travaille son équilibre, sa coordination, sa souplesse,
son endurance,…. Et cela trois fois par semaine depuis l’âge
d’un an; elle lui a appris à s’asseoir, à
se lever, à se retourner, à marcher, à nager,
….
Marie se considère comme
une élève ordinaire mais cependant elle est dispensée
des cours de sports car elle est I.M.C. : elle souffre d’une
Infirmité Motrice Cérébrale et est donc handicapée
physique.
Malgré son handicap, elle
pratique l’équitation depuis l’âge de
6 ans et le ski alpin.
Une infirmité motrice cérébrale
est un trouble moteur lié à une lésion du
cerveau conséquence, dans le cas de Marie, d’ un
coma diabétique (du à une très grave hyperglycémie)
de trois jours survenu alors que Marie avait deux mois.
Elle souffre depuis de troubles
du mouvement et de la posture. C’est donc au niveau des
muscles que cette pathologie est visible mais en réalité
c’est la commande, au niveau du système nerveux central,
qui provoque les troubles du mouvement.
Les 4 membres sont atteints mais le côté droit est
plus atteint que l’autre (ce qui est normal car c’est
dans l’hémisphère gauche de son cerveau qu’il
y a le plus de lésions).
Conséquences….. , Marie marche difficilement et sur
des distances assez courtes.
Elle écrit assez lentement
et de manière assez malhabile ; certains jours ses mains
lui échappent (elles ont des mouvements involontaires et
incontrôlés). Une photocopieuse en classe lui est
d’une grande aide dans ces cas-là.
Marie souffre également de troubles de la parole d’ordre
articulatoire : elle parle lentement, avec peu de voix et de souffle
et son articulation est laborieuse : ce qui rend son langage assez
incompréhensible certains jours. C’est cet aspect-là
de son handicap qui l’ennuie le plus et elle continue à
travailler avec sa logopède.
Certains jours Marie a plus de mal
à accepter son handicap.
Le regard et les réflexions
des »autres » sont rarement bénéfiques
mais on apprend très vite à « vivre avec »
!
Marie, qui a réussi brillamment
sa première année, se considère comme une
adolescente ordinaire et aimerait que tout le monde la voie comme
telle même si il y aura toujours des gestes et des activités
qui seront plus difficiles à accomplir, voire définitivement
impossibles.
Mais ces difficultés
lui ont donné une volonté de fer et une plus grande
maturité face aux petits tracas de la vie quotidienne.
Si vous la croisez dans la cour,
n'hésitez pas à l'aborder...
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