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Les grecs à Mariemont
 Après-midi
sensoriel et sensuel au Musée Royal de Mariemont pour les
hellénistes qui ont visité l’exposition «
Parfums d’Antiquité » ce vendredi 21 novembre
dernier : on peut dire qu’entre les effluves de cannelle,
d’encens, de cedra, de rose et le feu d’artifice des
flacons aux formes les plus délirantes, ils en ont eu plein
le nez et les yeux…
Comme c’est l’habitude
à Mariemont, l’exposition avait la qualité
d’être à la fois ‘pointue’ et généraliste.
Pointue, elle nous faisait sans
jeu de mots sentir tout l’univers magique de la parfumerie
dans l’Antiquité : depuis les recherches pour reconstituer
les essences perdues, jusqu’à la reconstitution d’un
atelier de parfumeur, en passant par les flacons aux formes et
aux décors les plus inventives, et dont la symbolique en
a dérouté plus d’un d’entre nous (vous
le saviez, vous, qu’offrir un flacon en forme de lièvre
mort = « voulez-vous coucher avec moi ce soir ? »
- eh oui, les codes de l’érotisme étaient
sensiblement différents….)
Généraliste, elle
a permis à nos jeunes et moins jeunes hellénistes
(il paraît qu’on l’est de 14 à 144 ans)
de découvrir le monde méditerranéen antique
dans sa complexité et sous un autre angle : les intenses
échanges internationaux avec les Egyptiens ou les Etrusques
(une sorte de mondialisation miniature), le rapport à la
mort des hommes de l’Antiquité, les mondes si cloisonnés
de l’homme et de la femme, l’évolution des
styles artistiques de l’époque archaïque jusqu’à
la période hellénistique, la vie dans la maison,
le temps rythmé par les rites et la mythologie, tout un
univers d’images ( c’est fou ce que, peints sur leurs
vases, les Grecs se sont représentés dans leur vie
quotidienne : jusqu’à cette merveilleuse scène
de douches dans les vestiaires du gymnase: vêtements accrochés
aux oliviers, les athlètes qui se frictionnent sous la
fontaine en s’échangeant les fioles comme des flacons
de gel douche…) ….
Catherine (K.) s’est étranglée
devant la description et les images presque propagandistes de
l’univers féminin ; Amandine planifie le cambriolage
du musée (ah…la fresque des amours parfumeurs de
Pompéi…) Dylan a tout tout tout noté.. et
a découvert certains aspects… étranges…
de la vie intime de Grecs… et monsieur Warnon, ma foi, s’est
très bien tenu : il pourra encore nous accompagner !
Mme Demarque
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