L’Histoire en classe Amusée ( J.-P. Buckens)

La classe Amusée
IMG_6747.JPGLe local d’histoire est un musée où je m’active à concilier amusement et apprentissage.

Il est conçu de façon à
accueillir les élèves dans un endroit inattendu où j’espère les embarquer dans ma passion pour cette belle matière. Un peu comme on veut accueillir des invités chez soi dans une maison bien décorée, je veux inviter les élèves dans une pièce accueillante, belle et surtout inattendue qui je l’espère les poussera à sortir des sentiers tellement conventionnels.

IMG_6739.JPGLe cours commence en franchissant la porte et en passant sous les tranchées de 1914. On est plongé dans une passion. Les nombreux objets sont en relation essentiellement avec la féodalité, les révolutions, les guerres mondiales, la réforme agraire, la révolution industrielle, la colonisation, la piété populaire, les crises économiques, le rôle de la femme dans la civilisation, la guerre froide et la naissance des deux blocs, le communisme.


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De la Russie à la Russie
 
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Réforme agraire et révolution industrielle
 
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La révolution française
La colonisation
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De 1914 à 1945.

Mais l’univers du local se cache aussi derrière cette partie visible. Ce sont des diapositives de ces dizaines de milliers de trésors d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, destinations de mes voyages depuis des années. Aujourd’hui et depuis 11 ans, je passe les deux mois de vacances aux Etats-Unis et au Canada. Le local abrite donc d’ores et déjà plus de 20.000 clichés de leurs si riches musées et devrait abriter dans quelques années pratiquement l’ensemble des collections d’art et d’histoire de ces pays.

Je dispose aussi d’une très large collection de documentaires qui sont petit à petit digitalisés. C’est un très gros travail assuré par mon épouse, mais un millier d’émissions seront déjà à disposition des étudiants dès la rentrée 2006.

Une projection de films d’archives sera organisée sur le temps de midi chaque semaine et illustrera un aspect du cours. A ce propos, j’espère arriver à ce que la matière soit vue, revue et connue en classe. C’est là en effet que la rentabilité doit être maximale et non après 16 heures. Pour ce faire, les mêmes questions sont abordées par le biais de moyens pédagogiques différents. (textes, discours radiophoniques, images, œuvres d’art, musique, films, livres…)

Les élèves ont également à leur disposition une grande collection de musiques et de chansons d’époque. Ainsi, ils sont accueillis au début de chaque cours par une mélodie choisie dans la mesure du possible en rapport avec la matière. (révolution française, guerre civile espagnole, révolution de 1870, guerre froide, Belle Epoque, etc…

Nous disposons également d’une collection de nouvelles radiodiffusées, par exemple et pour prendre des interventions plus connues les discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940, l’annonce de la mort d’Hitler ou encore l’explosion sur Hiroshima : « The world will know that the first atomic bomb was dropped on Hiroshima, a military base. » (1) etc. Cela permet de nous replonger dans l’ambiance ou la tension du moment.

Nous disposons également de près de 1.600 magazines de 1895 à 1965, d'affiches, de correspondances de guerre et enfin d’archives anciennes, utiles spécialement dans le cours de quatre heures de l’option histoire.

Une pédagogie originale
En 1998, je suis retourné à l’université de Calgary, Canada, afin d’obtenir le diplôme de pédagogie. J’y ai appris bien des choses.
Pour ne livrer qu’un seul par rapport à ce que j’ai lu et appris, je veille aujourd’hui à donner dans nombre de situations le moins de cadres, échéances, critères, directives, consignes, échéances, prescriptions, contraintes… possibles.
Je tente de ne pas imposer un travail enfermant les élèves dans un carcan, leur retirant toute possibilité d’originalité, … et pour, clore le tout, à une date fixée. Le simple fait de devoir rendre son travail dans un délai raisonnable en tenant compte des dates de bulletins et du temps qu’il me faudra pour corriger place l’élève en face de ses actuelles et plus encore prochaines responsabilités. Puissent tous nos élèves se prendre en charge.
Il en va de l’avenir de la Wallonie. Cela comporte bien des risques, mais il est essentiel que les élèves puissent gérer leur liberté avec tout ce que cela comporte d’inconfort, qu’ils osent et sortent du rang, qu’ils soient curieux et volent très haut.
D’ici peu, ils auront à présenter des matières uniquement en janvier, voire en juin sans contrôles préalables. Ils seront laissés à eux-mêmes. Un élève ne roule jamais un professeur, il se roule lui-même.

Merci à tous mes élèves avec qui je partage ma passion pour l’Histoire.

J-P Buckens