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Nous montons à l’Etna
(3340 m). Exercice assez éprouvant: neige qui s’enfonce
jusqu’aux genoux et poussière volcanique instable
à l’approche du sommet. Mais cela vaut le coup !
De retour au refuge vers 16h, nous constatons avec stupéfaction
que André-Marie Ribesse et Olivier Bertrand manquent à
l’appel. Après une longue attente et après
avoir prévenu les « chasseurs alpins » pour
les recherches, le groupe part pour Piazza Armerina où
il était attendu pour le repas et la nuit.
Quant à moi, je reste au refuge à les attendre,
pas très fier, je dois bien l’avouer!
Vers 19h, j’étais en train de montrer les photos
de nos deux lascars au groupe de recherche lorsque je les vis
s’amener. Vous imaginez le soulagement…
Ils s’étaient éloignés du groupe et
sur un rebord du volcan avaient marché plus loin qu’il
n’eut fallu avant d’entamer la descente sur un autre
versant que celui du refuge. Après un certain temps, ils
se rendirent compte qu’ils étaient perdus et commencèrent
à se poser les questions fondamentales "Tu crois en
Dieu, toi?"…Finalement, ils ont trouvé une route,
un automobiliste complaisant qui les a ramenés au refuge.
Mais nous étions séparés du groupe de plus
de 100 km en pleine montagne, sans moyens de locomotion…Heureusement,
les "chasseurs alpins" nous ont descendus jusqu’à
Nicolosi où nous avons pu prendre le dernier bus pour Catane
Vers 23h, recherche d’hôtel, traversée de la
ville à la recherche des horaires de bus pour Piazza Armerina.
Nous constatons qu’il y en a un qui part à 6h du
matin pour arriver vers 8h. Coucher vers 1h, lever vers 4h30.
Le lendemain, dans le bus, contacts très intéressants
avec les écoliers siciliens et enfin, la joie de retrouver
le groupe duquel on ne s’éloignera plus…
Jean Warnon
Merci à Jean-Marc Tamigneaux
pour ses diapositives et le programme du voyage.

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